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Qui se douterait, en se promenant, que la discrète façade classée du 12 rue Jean Goujon, à deux pas des Champs-Elysées et de l'Avenue Montaigne, abrite un des fleurons de l'hôtellerie de charme parisienne ?
Pourtant, les privilégiés qui connaissent le San Régis ne sont pas surpris que ce luxueux cocon au coeur du Triangle d'Or soit régulièrement élu comme l'un des meilleurs hôtels du monde par la presse internationale.
Avec des dimensions humaines - 44 chambres seulement - et un luxe cossu velouté, la déco décline mobilier d'époque, bois rares et tissus précieux avec un rare sens de l'intime. Le San Regis a en effet su trouver l'équilibre entre un charme romantique à la française et les impératifs de l'hôtellerie de luxe.
Coté chambres, elles sont évidemment toutes personnalisées - le "standard" est assurément un mot banni de la Direction - et les amoureux seront aussi bien conquis par la vue des terrasses du dernier étage que par les chambres des premiers et seconds, décorées dans la pure tradition française. D'ailleurs, c'est tout l'hôtel qui se prête davantage aux escapades en tête à tête qu'aux évènements mondains sous les feux des projecteurs. Les médias étant personna non grata.
Côté infrastructures, on ne trouvera donc pas de gym Hi-Tech ou de piscine sur le toit... Et c'est tant mieux : l'hôtel est avant tout un club privé, la maison géante d'un hôte riche au goût chaleureux et sûr, un hâvre discret et velouté qui invite à la paresse et au bon vivre plutôt qu'à des séances échevelées de cardio-training.
Quant à la clientèle, enfin, elle est composée de stars internationales, de décideurs d'entreprises et d'habitués qui s'échangent l'adresse en toute discrétion, presque sous le manteau.
Car, secret jalousement gardé, le San Régis n'est pas un hôtel où l'on vient se montrer, mais un lieu où l'on vient se cacher.
Comme aurait pu l'écrire Baudelaire : là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe calme et volupté... |
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